Publié le Catégories Agriculture, Chutes

Chutes de hauteur en agriculture

Risque de chute en agriculture.(Source image agrihebdo.ch)

Le site de la prévention des accidents de la MSA annonce 4000 accidents du travail par an liés aux chutes de hauteur. Ce type d’accident représente 10% du nombre total d’accidents répertoriés par le SID de la MSA. 40% sont des entorses et des foulures, 10% des fractures, l’ensemble représentant en moyenne 57 jours d’arrêt de travail par accident. Ces chiffres (données 2002-2012) montrent à quel point, des pratiques on ne peut plus banales, peuvent engendrer des complications dans l’exercice du métier d’agriculteur ou de salariés agricoles
Il est donc nécessaire d’appréhender ce facteur de risque avec attention.

Les origines des  chutes en agriculture sont les suivantes (3eme cause d’accident mortel) :

  • L’accès ou la descente aux ou des machines (tracteurs, machines de récolte…)
  • Le travail sur les plateformes ou les échelles d’accès (silo)
  • L’entretien des toits des bâtiments ou des serres (40 % des accidents mortels)

On ne répétera jamais assez les conséquences de ce risque, car pour quelques secondes de gagnées, de gros « em—des » à la clé. Alors prenons le temps de descendre ou de monter pour éviter : arrêt de travail, démarches administratives, appel à l’entraide, coût financier…

Les principales préventions à mettre en œuvre sont les suivantes :

  • Informer et prévenir les salariés sur les risques encourus dès leur embauche.
  • Faire des rappels réguliers à la prudence en période de travaux intenses (récolte, préparation des semis…)
  • Ne pas confondre vitesse et précipitation
  • Interdire à tout apprenti de monter sur les toits sans autorisation ni accompagnement (c’est le tuteur qui doit prendre en charge l’apprenti en ayant pris soin d’informer au préalable l’organisme de formation)
  • Faire appel à des prestataires de service pour les réparations dangereuses en hauteur (silo, toiture de bâtiment…) notamment pour le remplacement des plaques de fibro chargées en amiante.
  • Faire porter systématiquement des EPI pour tous travaux en hauteur (harnais et chaussures de sécurité, fil de vie, casque…)
  • Contrôler et entretenir les barrières de protection (échelles d’accès, plateformes mobiles et fixes)
  • Ne jamais sauter des cabines des tracteurs et des machines (40% des accidents)
  • Faire face à la cabine et descendre en marche arrière
  • Laisser les accès à la cabine libres (pas d’outils, de cables ou autres petits matériels)
  • Décrotter les marche pieds d’accès quand les évidements sont obstruées (antidérapant)

Dans tous les cas, ne pas oublier de consigner toutes ces préventions dans le Document Unique de Prévention des Risques au moins une fois par an et faire des mise à jour régulière en concertation avec les salariés.

Tout manquement aux obligations légales sur la prévention des risques professionnels peut être sanctionné par la loi.

Mieux vaut prévenir que guérir

 

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CaptainRisk - IPRP -

www.captainrisk.eu permet aux entreprises d'élaborer leur Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels et d'intégrer les critères de la pénibilité, IPRP - Intervenant en Prévention des Risques Professionnels -

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