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Rapport 2016 CPAM, Drees et Personnels de soins à la personne

Rapport AT/PM 2016

l’Assurance maladie a dévoilé, son rapport 2016, le 14 septembre dernier.  C’est un fait, la baisse du nombre d’accidents continu mais ne s’accélère pas. L’on peut même dire que nous sommes sur un plateau lié au fait que le nombre d’accidents lié aux soins à la personne  est en augmentation

Vous trouverez dans cet article

  • Un résumé du rapport évoquant les résultats du BTP, des Soins à la Personne et de Intérim
  • Des solutions managériales et techniques (assistants physiques)
  • Les conséquences économiques
  • Lien du rapport en: Pdf ainsi que celui de la Drees sur les assistants physiques

Des accidents de travail en baisse de 0.3%

En 2016, 33,8 accidents du travail pour 1.000 salariés (626.227 accidents), soit 0,3%  de baisse sur un an. Beau résultat lorsque l’on compare les chiffres de 1946, qui enregistrait par cette même institution 120 accidents par an pour 1.000 salariés

Le BTP tire son épingle du jeux

La manutention: 1er facteur de risque (Source rapport Am2016)

Bien qu’à des niveaux élevés (90 pour 1.000 salariés) ils ont baissé de 29% en dix ans, soit 3,1% pour 2016, dont la manutention pèse pas moins de 53% des cas déclarés. Les efforts physiques représentent donc à eux seuls plus d’un accident sur deux. viennent ensuite les chutes pour 25% et 9% pour les outillage à main. Les accidents routier décroche la triste palme de première cause de mortalité au travail sur les 514 recensé en 2016

Aides et soins à la personne: aïe !

Secteur le plus touché, les soins à la personne (source rapport AM 2016)

Toujours dans le domaine des efforts physiques, les soins à la personne pèsent lourds dans l’annonce de ces mauvais résultats qui malheureusement dépassent ceux du BTP. 2% de hausse en 2016 pour presque 95 accidents pour 1000 salariés soit 3 fois plus d’accident par rapport à la moyenne.

Autres accidents fréquents, les brûlures thermiques ou chimiques, les lumbagos et les chutes qui inquiètent sérieusement les autorités sanitaires et sociales, notamment pour les aides de soins a la personne (aide à domicile, maison de retraite…)

 Des solutions managériales et techniques

1er travail : consigner tous les facteurs de risques dans le Document Unique. Le DUERP permet de faire le bilan de la ou des situations générant un risque pour les personnels concernés. C’est la base de tout management de la sécurité quelque soit la taille de l’entreprise. Au passage, ce qui marche pour les grandes fonctionnent aussi pour les petites.

Rapport de la Drees évoquant les solutions sur la pénibilité

2ème travail : élaborer des plans d’action en déterminant les priorités, qui elles mêmes généreront des arbitrages techniques et budgétaire. Investir dans un exosquelette du plus simple au plus compliqué ou autres robots de soulèvement n’est pas chose facile, quand on connaît la complexité de la mise en place de ce types de préventions, sans parler du temps nécessaire aux salariés pour s’approprier l’outil. Pour info la Drees a publié un rapport de 32 pages sur ce sujet propre aux assistants physiques. Ces procédés aussi couteux soient-ils – et la pluparts encore sur le chemin de la validation technique et commerciale – permettent de réduite drastiquement les risques pénibles ( Manutention et postures).  C’est un investissement individuel et collectif pour le bien commun de tous : la santé.

Autre secteur touché par l’augmentation des accidents est l’intérim. On ne peut tirer de conclusions trop hâtives au regard des fluctuations de l’activité qui biaise quelque peux la réalité des données. Il conviendrait probablement de « redresser » les chiffres pour ce secteur. Néanmoins les accidents ont augmenté de presque 8% dans l’intérim.

Les conséquences économiques

C’est 41,3 millions de journées de travail perdues incapacités temporaires comprises, soit 165.126 temps plein. C’est considérable. A la lueur de ces chiffres on comprends pourquoi la Sécurité Sociale cherche par tous les moyens à limiter les risques pour les salariés concernés par ces Facteurs de Risques. Retenons la fourchette qui va de 130€ pour un arrêt de travail de moins de 4 jours à 500.000€ pour une incapacité permanente. il est bon de le rappeler. Le cabinet de conseil Leyton parle quant à lui d’1 milliard rien que pour les lombalgies. Etourdissant !

 

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CaptainRisk - IPRP -

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