Publié le Catégories Prévention des risques, TPE-PME

Travail et sécurité pour les TPE

La prévention des risques dans les milieux professionnels

Le travail en sécurité

Le travail ne doit pas être une cause d’accidents ou de maladie professionnels. Tout employeur se doit de maintenir en sécurité ses salariés. Quoi de plus normal en effet. Lorsque vous recevez des amis chez vous, vous prévenez toujours lorsqu’un danger existe dans votre habitation afin d’éviter un incident pour vos amis. Pour les salariés c’est la même chose. Travail et sécurité vont de pair

La taille de l’entreprise ne doit pas être un critère

Plus la taille de l’entreprise est petite plus s’éloigne la prise en compte des risques professionnels. La production prime d’avant tout sur le reste car les enjeux du service rendu aux clients prévalent sur le reste du fonctionnement de l’entreprise pour durer dans le temps. Il s’agit là de trouver un équilibre harmonieux entre la priorité client (qui relève de l’opérationnel sur un temps court) et réduire l’exposition des salariés aux risques (qui relève du management global dont celui de la sécurité, sur un temps plus long).

Le temps passé pour la sécurité

Pour autant une heure passée à évaluer tous les risques de l’entreprise peut rapporter autant qu’un contrat, sinon plus. Alors pourquoi s’en priver ? C’est ce rapport au temps qui fait défaut dans les TPE et PME. A cet égard l’étude très complète réalisée par l’OPPBTP démontre que 1€ investi dans la sécurité tous les ans en rapporte 2,19€. Quand bien même il conviendrait de pondérer ces calculs en fonction des secteurs, il n’en reste pas moins que dans les cas les moins favorables à cette étude, c’est à dire les secteurs professionnels les moins risqués,  c’est un jeu à somme nulle. La question du temps passé et par voix de conséquences des coûts générés par la prévention, n’est plus un argument.

Tous les secteurs concernés

Quand le salarié entre dans l’enceinte de l’entreprise, tout doit être mis en œuvre pour annihiler les risques potentiels générés par les postes de travail. Tout le monde est d’accord là-dessus sauf que, en réalité, les faits montrent que bon nombre d’entreprises considère qu’il n’y a pas de dangers pour leurs salariés et qu’elles ne se sentent pas vraiment concernées par le management de la sécurité.

Avant d’aller plus loin observons le tableau ci-après
at-mp_2014

On s’aperçoit contre toute attente, que le secteur des services voit une forte augmentation du nombre de ses accidents sur la période 2013/2014. Qui l’eut cru ? Cet exemple montre bien que, quel que soit le secteur, rien n’est jamais acquis en ce qui concerne la sécurité des salariés. Au passage notons aussi, que malgré les efforts permanents réalisés dans les secteurs à risques, comme le BTP, l’indice de fréquence reste élevé. Le combat ne s’arrête jamais. C’est bien d’indice de fréquence (IF) dont on parle et non pas du taux de fréquence qui lui intègre le nombre d’heures travaillées. Pour aller plus loin dans l’analyse voir tableaux-synthese-sinistralite-2014-n-2015-089-1

Habitudes et contre vérités

Alors que faire lorsqu’il est entendu de manière récurrente, dans plus de 50% des entreprises (hors grands groupes et ETI) les affirmations suivantes :

  • « Nous sommes OK avec la sécurité »
  • « Il n’est jamais rien arrivé »
  • « Les salariés se sentent en sécurité » (mais on ne le leur a pas demandé)
  • « De toute façon on a beau leur dire ils ne veulent pas porter leurs casques !
  • « Ce n’est pas la priorité, on n’a pas le temps ! »

Sauf que le danger est souvent là et ne se voit pas. On n’insistera jamais assez sur les conséquences humaines et économiques d’un accident du travail. Les souffrances physiques, parfois psychiques, la désorganisation collective du travail, la perte de temps occasionnée, la gestion des émotions.

Anticiper pour agir en conscience

La première des solutions est l’anticipation. Anticiper c’est d’une part prendre conscience et d’autre part agir. Agir c’est prendre un peu de temps et structurer une démarche pour la rendre efficace. En matière de prévention des risques professionnels, anticiper, c’est faire l’inventaire des risques dans l’entreprise tout comme l’on fait l’inventaire des stocks. C’est aussi simple que cela. Sauf que dans ce cas, la matière est humaine pour ne pas dire « grise ».

La loi au service de la prévention

C’est l’esprit de la loi L 4644-1 du Code du travail de 2001 qui souvent a été détournée au profit de processus complexes d’identification des risques qui en découragent encore plus d’un.

Donc, restons pragmatiques et voyons les choses simplement. Une bonne évaluation des risques professionnels est un préalable à une bonne sécurisation des salariés. C’est une sorte de 365° de toutes les zones géographiques de l’entreprise. Elle doit être réalisable facilement par les préventeurs internes à l’entreprise (personne dédiée à la sécurité quand ce n’est pas le patron lui même). C’est la première étape qui permet de poser un diagnostic sur l’existence de risques que l’on inventorie dans le Document Unique. Tout simplement.

Bonne évaluation

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CaptainRisk - IPRP -

www.captainrisk.eu permet aux entreprises d'élaborer leur Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels et d'intégrer les critères de la pénibilité, IPRP - Intervenant en Prévention des Risques Professionnels -